Retour

Alstom et NTL dévoilent leur bus 100% électrique

Alstom et NTL dévoilent leur bus 100% électrique

img4 Alstom se lance sur le marché du bus 100% électrique. Selon le PDG d'Alstom Henri Poupart-Lafarge, il s'agit d'un véhicule "sans équivalent" qui répond aux "nouveaux besoins urbains et environnementaux" du transport en ville et "fait franchir à Alstom un pas d'une importance comparable à la création du Citadis", sa gamme de tramways à succès.

Un double savoir-faire

D'une physionomie proche du tramway, il allie le "savoir-faire en mobilité électrique" d'Alstom avec le "savoir-faire routier" de NTL-Translohr qui fabrique des tramways sur pneus, a souligné Bruno Marguet, vice-président d'Alstom pour la stratégie.

La conception d’Aptis s’inspire donc de celle du tramway et intègre un accès par un plancher bas intégral et une vue à 360°. Deux ou trois larges portes doubles permettent une circulation facile des passagers et un accès aisé à bord des fauteuils roulants et des poussettes. Le bus peut transporter une centaine de passagers dans sa version de base dévoilée le 9 mars 2017 à l'usine NTL de Duppigheim (Grand Est).
 

Avec quatre roues orientables contre deux dans les bus, Aptis occupe 25% de surface en moins dans les virages et s’intègre parfaitement dans la ville, selon le communiqué. C'est notamment un avantage aux arrêts de bus, puisqu’elle minimise l’espace nécessaire au stationnement et permet de gagner de la place pour d'autres véhicules.

La durée de vie "la plus longue de sa catégorie"

Aptis peut être rechargé au dépôt la nuit ou rapidement au terminus de chaque ligne pendant la journée. La recharge rapide se fait via un pantographe inversé ou via SRS, le système innovant de recharge statique par le sol d’Alstom.

Alstom et NTL assurent que les opérateurs bénéficieront d’un véhicule facile à entretenir et ayant la durée de vie la plus longue de sa catégorie. "Grâce à des coûts de maintenance et d’exploitation réduits et à une durée de vie plus longue que celle des bus, le coût de possession d’Aptis est équivalent à celui des bus diesel actuels", assure même le communiqué d'Alstom.

Dans la course aux appels d'offres

Pour sa commercialisation et sa production en série, "nous avons l'objectif de répondre aux appels d'offres à partir de fin 2017 pour effectuer les premières livraisons en 2019", a déclaré Henri Poupart-Lafarge, au cours d'un point de presse à Duppigheim. Alstom et NTL fourniront non seulement Aptis, mais également l’ensemble du système incluant les options de charge, l’infrastructure routière, le leasing et des options de garantie.

Les prototypes d’Aptis sont fabriqués dans l’usine NTL de Duppigheim, mais le lieu de production en série n'est pas encore défini, a indiqué Henri Poupart-Lafarge. Les principaux composants sont fabriqués sur cinq sites d’Alstom en France : Saint-Ouen pour la gestion de projet et l’intégration des systèmes, Tarbes pour la traction, Ornans pour les moteurs, Vitrolles pour le système SRS et Villeurbanne pour les composants électroniques de la chaine de traction.

Aptis sera testé à Paris et en région parisienne, au second semestre 2017, par Keolis et la RATP. Cette dernière précise que cette expérimentation, en lien avec le Stif, aura lieu sur les lignes 21 (Gare Saint-Lazare-Porte de Gentilly) et 147 (Eglise de Pantin-Sevran Avenue Ronsard) en conditions réelles d’exploitation, pour une durée de six mois. Des enquêtes seront menées auprès des voyageurs et des machinistes tout au long des tests afin de recueillir leur perception.


Florence Guernalec (avec AFP)